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Pourquoi votre psoas peut déclencher un blocage de dos ?

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Pourquoi votre psoas peut déclencher un blocage de dos ?
Découvrez pourquoi le muscle psoas peut déclencher vos blocages lombaires. Techniques de diagnostic et solutions thérapeutiques

Saviez-vous qu'un seul muscle de 40 centimètres peut être responsable de la majorité de vos blocages lombaires ? En Belgique, plus de 2,5 millions de personnes souffrent de troubles musculo-squelettiques, et le psoas joue souvent un rôle central méconnu dans ces douleurs. Ce muscle profond, reliant votre colonne vertébrale à votre fémur, peut créer des douleurs qui irradient du bas du dos jusqu'aux régions thoracique et cervicale, rendant le diagnostic particulièrement complexe. Faryân Bouzarpour, ostéopathe et kinésithérapeute expérimenté à Kraainem, vous aide à comprendre pourquoi ce muscle discret peut devenir votre pire ennemi.

  • Le psoas fonctionne selon 3 phases biomécaniques distinctes : 0°-15° comme stabilisateur vertébral, 15°-45° avec action mixte, et 45°-60° comme fléchisseur pur de hanche (adapter vos exercices selon ces amplitudes optimise la récupération)
  • Les étirements statiques classiques ne suffisent pas : ils ne libèrent que temporairement la contraction car ils n'agissent pas sur la programmation neurologique du muscle (privilégier les techniques MET ou Counterstrain pour une libération durable)
  • Un psoas tendu maintient votre cortisol élevé en permanence : cette hormone de stress reste dans votre système sans possibilité d'évacuation physique, créant anxiété chronique et épuisement (la libération énergétique post-stress par tremblements contrôlés est indispensable)
  • Le psoas affecte directement vos reins et surrénales : il forme une étagère musculaire sur laquelle reposent ces organes vitaux, et sa tension perturbe leur irrigation sanguine (impact direct sur votre énergie et gestion du stress)

Le psoas, muscle clé des blocages lombaires

Le psoas major, ce géant musculaire qui s'étend des vertèbres L1 à L5 jusqu'au petit trochanter du fémur, possède une anatomie fascinante. Constitué de deux fascicules distincts - le PM-t (transverse) et le PM-v (vertébral) - chacun remplit des fonctions spécifiques dans la stabilisation et le mouvement de votre colonne. Le fascicule transverse, attaché aux processus transverses, réagit davantage aux changements de position de votre colonne lombaire (son activité EMG est significativement plus importante en position assise avec lordose courte), tandis que le fascicule vertébral, fixé aux corps vertébraux, s'active principalement lors des mouvements de hanche.

Cette complexité anatomique explique pourquoi un blocage du psoas peut avoir des répercussions si étendues. Lorsque ce muscle se contracte, il ne se contente pas de limiter vos mouvements : il crée une cascade de compensations qui affectent l'ensemble de votre posture. L'épaisseur du psoas augmente progressivement de L1 à L5, suivant l'augmentation de taille de vos vertèbres lombaires, ce qui lui confère une puissance considérable sur votre biomécanique rachidienne. Plus spécifiquement, une augmentation d'un degré de lordose lombaire entraîne une augmentation mesurable de 0,74° de l'incidence pelvienne et 0,62° de l'inclinaison sacrée, démontrant l'impact biomécanique quantifiable de ce muscle sur l'ensemble de votre bassin.

Dans le compartiment du psoas passent également de nombreuses structures nerveuses essentielles : le plexus lombaire, les nerfs iliohypogastrique, ilioinguinal, génitofémoral, et même des parties du nerf sciatique. Cette proximité explique pourquoi une tension excessive peut créer des irradiations douloureuses dans différentes régions du corps, compliquant ainsi l'identification de l'origine réelle de vos douleurs. Le muscle fonctionne selon trois phases biomécaniques distinctes : de 0° à 15° de flexion de hanche, il agit principalement comme érecteur de la colonne vertébrale et stabilisateur de la tête fémorale ; de 15° à 45°, son action érectrice se maintient mais la stabilisation diminue ; au-delà de 45° jusqu'à 60°, il devient un fléchisseur efficace de la hanche.

À noter : Le psoas crée également une étagère musculaire naturelle sur laquelle reposent vos reins et glandes surrénales. Lorsque ce muscle devient chroniquement tendu, il perturbe la stimulation sanguine de ces organes vitaux, impactant directement votre production hormonale et votre capacité à gérer le stress. Cette connexion anatomique explique pourquoi les personnes souffrant de tension chronique du psoas présentent souvent des signes de fatigue surrénalienne.

Les mécanismes de blocage du psoas

L'impact de la position assise prolongée

Votre quotidien au bureau peut littéralement programmer votre psoas à rester en contraction permanente. Une étude portant sur 512 patients lombalgiques a révélé une association statistiquement significative entre la position assise prolongée et la limitation des mouvements lombaires dans toutes les directions. Lorsque vous restez assis pendant des heures, votre psoas maintient une position raccourcie qui, avec le temps, devient sa nouvelle norme.

Cette contraction chronique entraîne une inclinaison pelvienne antérieure, forçant votre colonne à compenser par une hyperlordose. Imaginez votre bassin basculant vers l'avant tandis que votre colonne se creuse excessivement pour maintenir l'équilibre. Cette position met une pression excessive sur vos muscles érecteurs du rachis et comprime dangereusement vos disques intervertébraux. Les forces compressives augmentent particulièrement dans les colonnes hypolordotiques (dos plat), créant un cercle vicieux de douleur et de tension, tandis que les forces articulaires facettaires s'intensifient avec l'augmentation de la lordose.

Le fascicule PM-t du psoas présente une activité EMG plus importante en position assise avec une lordose courte, démontrant son rôle spécifique dans le maintien de cette posture problématique. Votre muscle « apprend » littéralement cet état de contraction, le système nerveux ajustant le niveau de tension au repos pour maintenir cette position devenue habituelle. Cette tension permanente du psoas affecte également la circulation lymphatique et sanguine cellulaire, créant une stagnation abdominale générale qui impacte l'ensemble de vos fonctions digestives.

Exemple pratique : Marie, 38 ans, comptable à Bruxelles, consultait régulièrement pour des blocages lombaires récurrents. L'analyse de sa posture au travail révélait 8 à 10 heures quotidiennes en position assise, avec une lordose courte maintenue par son psoas hypertonique. Les mesures EMG montraient une activité du fascicule PM-t 40% supérieure à la normale, même au repos. Après 3 semaines d'exercices spécifiques ciblant les phases biomécaniques du psoas (0-15° pour la stabilisation, 45-60° pour la mobilité) et l'installation d'un bureau assis-debout, ses épisodes de blocage ont diminué de 75%.

Le rôle du stress dans la contraction du psoas

La connexion entre votre psoas et votre système nerveux sympathique constitue l'un des aspects les plus fascinants de ce muscle. De larges faisceaux de fibres sympathiques innervent le psoas major, expliquant sa réaction automatique et instantanée au stress. Lorsque vous vivez une situation stressante, votre psoas se contracte involontairement, préparant votre corps à la fuite ou au combat.

Cette réaction ancestrale devient problématique dans notre société moderne où le stress reste chronique sans possibilité de libération physique. Votre psoas maintient alors un taux de cortisol élevé en permanence, signalant continuellement à votre corps qu'il est en danger. Cette hypervigilance épuise vos glandes surrénales et affaiblit progressivement votre système immunitaire. Le mécanisme de perpétuation est particulièrement vicieux : le psoas tendu déclenche continuellement la production de cortisol, mais en l'absence d'action physique pour l'évacuer, cette hormone reste dans votre système, causant un état chronique d'anxiété de bas grade et d'épuisement progressif.

La connexion anatomique entre le psoas et le diaphragme sur les mêmes vertèbres lombaires aggrave encore la situation. Un psoas tendu empêche l'extension complète de votre diaphragme, limitant votre capacité respiratoire. Cette respiration courte et superficielle maintient l'activation du système sympathique, empêchant l'activation du système parasympathique nécessaire au repos et à la digestion. Des études ont montré des corrélations significatives entre les niveaux de stress psychologique et la tension du psoas, même chez les personnes sans douleur dorsale apparente. Dans la nature, les animaux libèrent naturellement cette énergie excédentaire par des tremblements ou des étirements après une menace, mais nos styles de vie sédentaires empêchent cette libération énergétique naturelle.

Conseil pratique : Après une journée stressante, pratiquez la "libération énergétique du psoas" : allongez-vous sur le dos, genoux fléchis à 90°, pieds au sol. Laissez vos genoux tomber doucement l'un vers l'autre en créant une légère résistance. Maintenez cette position 2-3 minutes en permettant aux tremblements naturels de se manifester. Ces micro-mouvements permettent à votre système nerveux de libérer l'excès de tension accumulée dans le psoas, rétablissant progressivement un tonus musculaire normal.

Identifier la tension du psoas : signes et techniques de diagnostic

Les signes cliniques révélateurs

Reconnaître un psoas tendu nécessite d'observer plusieurs indicateurs spécifiques. Le test de Thomas modifié constitue l'évaluation clinique de référence : les patients présentant un blocage du psoas montrent généralement 9 degrés de moins d'extension de hanche comparé à la normale. Ce déficit d'extension révèle directement l'incapacité du muscle à s'allonger correctement. L'épaisseur du psoas, mesurable par échographie, est significativement plus importante en contraction qu'au repos, permettant aux thérapeutes expérimentés de détecter même des contractions isométriques de faible niveau lors de l'examen clinique.

Visuellement, un psoas hypertonique peut créer l'apparence d'un ventre protubérant, même chez une personne mince. Le muscle tire la colonne vers l'avant tout en poussant le contenu abdominal vers l'extérieur, créant également un raccourcissement visible du torse. Cette modification posturale s'accompagne souvent d'une sensation de compression dans la région abdominale. Une analyse posturale complète permet d'identifier ces compensations et d'établir un plan de traitement personnalisé.

Les manifestations nerveuses constituent un autre signe révélateur. Un psoas enflammé peut irriter les nerfs ilio-inguinal et ilio-hypogastrique, provoquant une sensation particulière de chaleur ou « d'eau qui coule » le long de la face antérieure de votre cuisse. Cette irradiation nerveuse distinctive aide à différencier la tension du psoas d'autres problématiques lombaires.

L'impact sur vos organes internes ne doit pas être négligé. Le psoas serré diminue l'espace disponible pour vos viscères, pouvant causer constipation, problèmes digestifs et même des dysfonctionnements sexuels. Chez la femme, les nerfs des organes reproducteurs traversent l'iliopsoas, et sa tension peut comprimer l'utérus et restreindre le flux sanguin ovarien. La stagnation abdominale résultante affecte la circulation lymphatique, créant un terrain propice aux inflammations chroniques et aux troubles digestifs récurrents.

Technique de palpation professionnelle

La palpation du psoas requiert une expertise précise que votre thérapeute maîtrise parfaitement. Pour localiser ce muscle profond, les doigts sont placés sur les lignes semi-lunaires situées sous le niveau de l'ombilic, puis déprimés progressivement vers la colonne lombaire. Cette approche doit suivre le mouvement naturel du ventre pendant l'expiration pour maximiser le confort.

Un test de validation simple permet de confirmer la localisation correcte : après avoir identifié le muscle présumé, demander une flexion légère de hanche (lever le pied de 5 centimètres du sol). Si la palpation est correcte, vous sentirez le muscle « sauter » sous les doigts du thérapeute. Cette technique permet de différencier le psoas du muscle droit de l'abdomen, qui ne réagit pas à ce mouvement spécifique. L'augmentation d'épaisseur du muscle lors de cette contraction légère confirme également l'état de tension du psoas au repos.

La prudence reste essentielle lors de cette évaluation. La proximité du psoas avec l'aorte et les viscères impose des précautions strictes : maximum deux séances de palpation profonde par semaine, vérification systématique des contre-indications vasculaires, et évitement de toute compression prolongée ou friction excessive sur cette zone sensible.

Solutions thérapeutiques et prévention

La technique MET (Muscle Energy Treatment) représente l'une des approches les plus efficaces pour libérer un psoas bloqué. Cette méthode consiste à amener progressivement le muscle à sa barrière restrictive, puis à demander une contraction isométrique contre résistance. Après relâchement, le thérapeute pousse délicatement plus loin dans la barrière restrictive, répétant ce processus 3 à 5 fois. Cette approche permet une libération progressive sans forcer le muscle, agissant directement sur la programmation neurologique contrairement aux étirements statiques classiques qui ne procurent qu'un soulagement temporaire.

La méthode Counterstrain offre une alternative douce particulièrement adaptée aux cas de tension sévère. Le thérapeute localise les points sensibles douloureux et positionne votre corps de manière à éloigner délicatement le muscle de cette position douloureuse. Cette position antalgique est maintenue pendant 90 secondes tout en surveillant les changements de douleur. L'efficacité de cette technique repose sur la reprogrammation neurologique du tonus musculaire de repos, permettant au psoas de retrouver sa longueur fonctionnelle optimale.

Au-delà des techniques manuelles, la libération énergétique post-stress joue un rôle crucial dans la prévention des récidives. Après une journée stressante, vos muscles ont besoin de libérer l'énergie excédentaire accumulée. Des mouvements simples comme des tremblements contrôlés, des étirements dynamiques ou même une courte marche permettent à votre psoas de retrouver son état de détente naturel. Cette libération est essentielle car sans elle, le cortisol reste dans votre système, perpétuant le cycle de tension chronique.

L'approche globale reste indispensable pour des résultats durables. La gestion du stress par des techniques de respiration profonde, la modification des habitudes posturales au travail, et l'intégration de pauses actives dans votre journée constituent des éléments essentiels. Une augmentation d'un centimètre carré de la surface du psoas peut diminuer l'intensité douloureuse lombaire de 1,21%, démontrant l'importance d'un renforcement progressif plutôt que d'étirements forcés. Les exercices doivent respecter les trois phases fonctionnelles du muscle pour optimiser la récupération.

Exemple de programme thérapeutique : Thomas, 45 ans, cadre dirigeant souffrant de blocages lombaires mensuels, a bénéficié d'un protocole combiné sur 8 semaines. Phase 1 (semaines 1-2) : libération manuelle par technique MET, 2 séances hebdomadaires ciblant spécifiquement les fascicules PM-t et PM-v. Phase 2 (semaines 3-5) : intégration d'exercices de libération énergétique quotidiens (5 minutes de tremblements contrôlés post-travail) et modification ergonomique du poste de travail. Phase 3 (semaines 6-8) : renforcement progressif respectant les phases biomécaniques du psoas, avec exercices de 0-15° pour la stabilisation vertébrale, puis progression vers 45-60° pour la mobilité. Résultat : absence totale de blocage pendant les 6 mois suivants et amélioration de 80% de sa capacité respiratoire.

Votre psoas, ce muscle méconnu mais essentiel, peut effectivement être à l'origine de nombreux blocages de dos. Chez Faryân Bouzarpour à Kraainem, l'approche combinée de l'ostéopathie et de la kinésithérapie permet d'identifier précisément les tensions du psoas et de les traiter efficacement. Fort de son expertise en techniques manuelles spécialisées et de sa compréhension approfondie de la biomécanique, ce praticien expérimenté propose des solutions personnalisées pour libérer durablement vos tensions et prévenir les récidives. Si vous souffrez de douleurs lombaires récurrentes dans la région de Kraainem, n'hésitez pas à consulter pour bénéficier d'une évaluation complète et d'un traitement adapté à votre situation spécifique.